Culture et patrimoine – Histoire

Situé dans une région frontalière séparant les anciens comtés du Maine et de l’Anjou, le Pays Fléchois était au cœur d’incessantes luttes qui opposaient autrefois ces puissances, jusqu’à ce que toutes les deux passent sous la domination des Plantagenêts au début du XIIe siècle.
Cette situation conflictuelle suscita la construction du château de La Flèche, dont le donjon se dresse face à celui de Durtal, place forte ennemie.
Entre ces deux forteresses veillaient les châteaux de La Barbée (bâtiments anciens détruits), et Bazouges, forteresse encore hérissée de tours.
Ces périodes de tumulte expliquent, en partie, un réseau très dense de châteaux et de manoirs. A partir du XVe siècle, la notion de frontière n’est plus aussi cruciale ; s’ensuit alors pour la région une période de relative stabilité. La plupart des paroisses, Mareil et Clermont exceptées, sont inscrites dans les limites du diocèse d’Angers et La Flèche constitue une élection de l’Anjou.

A partir du XVIIe siècle, les villes prennent de l’ampleur, à l’exemple du centre de La Flèche. D’autres faits sont également propices au renouvellement du patrimoine, notamment la fondation du collège des jésuites qui connaît un rapide développement et assure à la ville un rayonnement économique, culturel et spirituel sans précédent.

Ancienne « capitale » du Maine angevin, La Flèche garde surtout la marque des XVIIe et XIXe siècles. L’origine du nom de La Flèche viendrait du latin « fixus » signifiant enfoncé, en référence aux pieux fichés dans le Loir et qui auraient constitué la première enceinte du château fort.

La véritable naissance de La Flèche date du XVIIe siècle. Françoise d’Alençon, grand-mère d’Henri de Navarre, futur roi de France, fait construire entre 1539 et 1541 le Château Neuf, servant de genèse à l’édification du collège royal.
Fouquet de la Varenne, seigneur de La Flèche puis d’Angers, ami d’Henri IV, contribue à l’embellissement et à la diversification des fonctions de la cité angevine.
Toujours au XVIIe siècle, des Fléchois, sous l’impulsion de Jérôme Le Royer de la Dauversière participent à la fondation de Montréal. La ville compte alors de nombreux couvents.

En 1790, La Flèche n’est plus administrativement rattachée à l’Anjou et devient une sous-préfecture du département de la Sarthe.
En 1808, Napoléon Ier transforme le collège royal qui devient le Prytanée National Militaire.
Au XIXe siècle, nouvelles constructions et percements de rues marquent très nettement l’urbanisme de la ville. La Flèche conservera son aspect traditionnel de petite cité bourgeoise jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

S’ensuit alors une nouvelle phase qui lui donne sa configuration actuelle : le développement de zones commerciales et d’activités, la construction de nouveaux quartiers périphériques ainsi que la fusion des communes voisines de Saint Germain-du-Val et de Verron.