Culture et patrimoine – La Flèche et Montréal

Culture et patrimoine – La Flèche et Montréal

Vers le milieu du XVIIe siècle, sous l’impulsion de Jérôme Le Royer de la Dauversière, des habitants et des religieuses participent à la conquête et à l’évangélisation du Québec.

C’est du rivage de port Luneau que s’embarqueront 278 hommes, 45 femmes et enfants et 3 religieuses hospitalières entre 1640 et 1659 pour rejoindre Nantes et La Rochelle.

Après deux mois de navigation, les premiers colons se rejoignent sur le Saint Laurent au Québec. Le 18 mai 1642, ils fondent « Ville Marie » devenue depuis la métropole de Montréal. Un monument dressé sur les berges du port désaffecté commémore cet épisode et rend hommage à ces courageux migrants.

Les futreaux
Les mariniers ont transporté durant des siècles tout ce qui était nécessaire au développement économique et culturel : les matériaux de construction, le charbon, le bois, les étoffes, le foin mais aussi le vin.
Ces embarcations appelées « futreaux » ont permis la construction des hôtels particuliers, des châteaux du Loir, avec le transport du tuffeau et de l’ardoise.

Chaque charpentier avait sa technique pour cintrer les bords, lever le « nez » du bateau en le chauffant. Aucun plan à priori pour façonner ces embarcations, mais une logique enfouie dans une mémoire inconsciente, un savoir-faire hérité du Loir.

Le Loir reste une rivière vivante, avec ses crues et ses colères. Ces embarcations traditionnelles, tout comme les gabares, gréées comme les knarrs vikings avec de grandes voiles blanches carrées, sont un défi archaïque aux lois de la navigation.

Culture et patrimoine – Histoire

Culture et patrimoine – Histoire

Situé dans une région frontalière séparant les anciens comtés du Maine et de l’Anjou, le Pays Fléchois était au cœur d’incessantes luttes qui opposaient autrefois ces puissances, jusqu’à ce que toutes les deux passent sous la domination des Plantagenêts au début du XIIe siècle.
Cette situation conflictuelle suscita la construction du château de La Flèche, dont le donjon se dresse face à celui de Durtal, place forte ennemie.
Entre ces deux forteresses veillaient les châteaux de La Barbée (bâtiments anciens détruits), et Bazouges, forteresse encore hérissée de tours.
Ces périodes de tumulte expliquent, en partie, un réseau très dense de châteaux et de manoirs. A partir du XVe siècle, la notion de frontière n’est plus aussi cruciale ; s’ensuit alors pour la région une période de relative stabilité. La plupart des paroisses, Mareil et Clermont exceptées, sont inscrites dans les limites du diocèse d’Angers et La Flèche constitue une élection de l’Anjou.

A partir du XVIIe siècle, les villes prennent de l’ampleur, à l’exemple du centre de La Flèche. D’autres faits sont également propices au renouvellement du patrimoine, notamment la fondation du collège des jésuites qui connaît un rapide développement et assure à la ville un rayonnement économique, culturel et spirituel sans précédent.

Ancienne « capitale » du Maine angevin, La Flèche garde surtout la marque des XVIIe et XIXe siècles. L’origine du nom de La Flèche viendrait du latin « fixus » signifiant enfoncé, en référence aux pieux fichés dans le Loir et qui auraient constitué la première enceinte du château fort.

La véritable naissance de La Flèche date du XVIIe siècle. Françoise d’Alençon, grand-mère d’Henri de Navarre, futur roi de France, fait construire entre 1539 et 1541 le Château Neuf, servant de genèse à l’édification du collège royal.
Fouquet de la Varenne, seigneur de La Flèche puis d’Angers, ami d’Henri IV, contribue à l’embellissement et à la diversification des fonctions de la cité angevine.
Toujours au XVIIe siècle, des Fléchois, sous l’impulsion de Jérôme Le Royer de la Dauversière participent à la fondation de Montréal. La ville compte alors de nombreux couvents.

En 1790, La Flèche n’est plus administrativement rattachée à l’Anjou et devient une sous-préfecture du département de la Sarthe.
En 1808, Napoléon Ier transforme le collège royal qui devient le Prytanée National Militaire.
Au XIXe siècle, nouvelles constructions et percements de rues marquent très nettement l’urbanisme de la ville. La Flèche conservera son aspect traditionnel de petite cité bourgeoise jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

S’ensuit alors une nouvelle phase qui lui donne sa configuration actuelle : le développement de zones commerciales et d’activités, la construction de nouveaux quartiers périphériques ainsi que la fusion des communes voisines de Saint Germain-du-Val et de Verron.

Terroir – Marchés

Terroir – Marchés

La Flèche
Le mercredi matin – Place de la Libération et Boulevard Foch.
Ce grand marché, le deuxième du département en nombre d’exposants (environ 200), s’étend de la place de la Libération aux rives du Loir. Il se distingue également par la diversité des commerçants : alimentaire, vestimentaire, ameublement, jardinage, fleurs …

Le dimanche matin – Place du marché au Blé
Une trentaine d’exposants alimentaires animent ce quartier avec convivialité.

La Chapelle d’Aligné
Le vendredi matin – Près de l’église.

Terroir  –  La gastronomie

Terroir – La gastronomie

La Poule noire « La Flèche »
La poule noire « La Flèche » doit sa réputation à la finesse de sa chair. Cette volaille vient d’une très ancienne race avicole française dont on relève les traces dès le XVe siècle. Originaire des cantons de La Flèche et de Malicorne, elle a peuplé durant des siècles les fermes sarthoises, contribuant ainsi à la prospérité des cultivateurs et éleveurs du Maine et de l’Anjou.
La chair de ce gallinacé est à ce point délicieuse qu’elle fit autrefois la renommée de La Flèche.
Dotée d’un plumage noir et d’une double crête en forme de corne, cette volaille est une race bien à part. Par ailleurs, on sait qu’en 1831, il se vendait sur le marché de La Flèche le mercredi, automne et hiver, une quantité prodigieuse de poulardes, dont les marchands du Mans achetaient la plus grande partie afin de les envoyer à Paris sous le nom de « poularde du Mans » !
Après avoir quasiment disparu, l’élevage de cette volaille a repris ; on la retrouve dans les fermes traditionnelles, sur les marchés et sur les bonnes tables familiales.
Tourisme en Pays Flèchois –
Les douceurs sucrées
Quant aux douceurs plus sucrées, vous succomberez certainement à la tentation en goûtant quelques macarons aromatisés au citron, au café, ou encore à la rose ou la violette ; un chocolat dénommé le Prytanéen, en référence au Prytanée National Militaire, (petit chocolat savoureux augoût de praliné avec de la nougatine finement concassée) ou encore les Fiches (confiserie en forme de pieux au chocolat noir, chocolat orange et nougatine finement concassée) raviront tout autant vos papilles !

Le Jasnières
Produit sur les coteaux du Loir et de l’Anjou, le vin de Jasnières, aux notes miellées, est celui qui sied le mieux à la dégustation des rillettes de porc. Vignoble d’environ soixante-dix hectares, à cheval sur les communes de Lhomme et de Ruillé-sur-Loir, il est considéré comme la perle blanche du Loir.
Les vignes sont plantées sur des coteaux caillouteux, riches en argile à silex et exposés plein sud. Un peu austère, le jeune Jasnières n’acquiert sa plénitude et sa belle couleur dorée, ses arômes de tilleul, de coing et de miel qu’avec le vieillissement.
D’ailleurs, Henri IV, grand amateur de chair avait tellement apprécié ce vin qu’il s’en fit livrer au château de Saint-Germain-en-Laye, sans doute pour accompagner la poule au pot dominicale.

Terroir  –  La Boule de Fort

Terroir – La Boule de Fort

Ce jeu est d’origine angevine. On raconte qu’il aurait été inventé par les mariniers pour se distraire à fond de cale. D’autres pensent qu’il a été importé d’Angleterre.
Les sociétés de boule de fort tiennent à la fois de l’association sportive, du club anglais et du café d’habitués. Le jeu consiste à utiliser les côtés relevés de la piste pour ramener la boule vers le centre. Contrairement à la pétanque, le lancer de la boule de fort se fait la paume vers l’avant. Les meilleurs joueurs se servent de ces trajectoires courbes, avec plusieurs changements de direction pour éviter les boules déjà jouées.

 

Quelques sociétés de Boule de Fort

BOULE DE FORT – Boulodrome
Le Bourg
72300  LA CHAPELLE-D’ALIGNE
Tel. 02.43.45.51.67

BOULE DE FORT DE CRE SUR LOIR – Boulodrome
Société l’Union
72200  CRE
Tel. 02.43.45.33.11.
Fax. 02.43.45.33.11

BOULE DE FORT SAINT VINCENT – Boulodrome
32 rue de la soulle
72200  MAREIL-SUR-LOIR
Tel. 02.43.45.39.94

BOULES DE FORT LA RENAISSANCE – Boulodrome
Rue de la Renaissance Verron
72200  LA FLECHE
Tel. 02.43.94.13.26

BOULES DE FORT LE BAS-RHIN – Boulodrome
26 avenue du Général Leclerc
72200  LA FLECHE
Tel. 06.85.99.25.46

SOCIETE DE BOULES DE FORT L’EGALITE – Boule de Fort
L’Aubinière
72270  VILLAINES-SOUS-MALICORNE
Tel. 02.43.45.82.30

SOCIETE DE BOULES DE FORT LA TRANQUILLITE – Boule de Fort
Rue de la Roche Simon
72270  VILLAINES-SOUS-MALICORNE
Tel. 02.43.45.82.30

Terroir – Artisanat

Terroir – Artisanat

Artisans, peintres verriers, potiers, sculpteurs, peintres, imprimeurs…renouvellent sans cesse un patrimoine à travers des savoir-faire tout en faisant partager leur passion pour la création artistique.

Un maître verrier perpétue encore à La Flèche l’art du vitrail : une technique souvent longue et minutieuse nécessitant une très grande dextérité. Conserver, restaurer, créer des vitraux, telle est la vocation de l’atelier d’art de Michel Ducreux.
Récemment ouvert sur La Flèche, l’atelier d’Isoline prend soin de vos livres tout en reliant celles et ceux qui s’intéressent aux livres et aux métiers d’art. Favorisant la promotion de notre patrimoine écrit, cet atelier propose la restauration et la conservation de tout types d’ouvrages.
Sur la commune de Villaines-sous-Malicorne, dans l’atelier Jean-Marie, l’artisan façonne l’argile et son geste mesuré capte alors l’attention des visiteurs.

Liste des artisans

ATELIER POTERIE DE GRES – ATELIER JEAN MARIE
Touveau
72270  VILLAINES-SOUS-MALICORNE
Tel. 02.43.45.86.46

ATELIER VITRAUX DUCREUX
La Mottaie
72200  LA FLECHE
Tel. 02.43.94.13.01
Fax. 02.43.94.85.44
Email. mducreux@orange.fr

CHRYSALIDE
Le Douçay
72200  CLERMONT-CREANS
Tel. 02.43.45.27.51

 

Spécial touriste du Pays Fléchois

Faites tamponner le document pour justifier de votre passage dans le Pays Fléchois.
L’Office de Tourisme récompense les visiteurs qui souhaitent faire connaître le Pays Fléchois à leur entourage.
Tout visiteur du Pays Fléchois peut s’inscrire dans le Club Ambassadeur (en se présentant à l’accueil avec le document tamponné) et ainsi participer gratuitement à certaines visites proposées par l’Office de Tourisme. Lors de l’inscription, le visiteur reçoit une carte « ambassadeur » lui permettant de bénéficier de cadeaux.

Visitez nos entreprises

Bienvenue dans les entreprises des Pays-de-la-Loire
75 entreprises vous ouvrent leur porte.
A La Flèche, un nouvel adhérent en 2009 : « Floralpina », entreprise de phytothérapie et compléments alimentaires.
Réservation sur rendez-vous
Contact : Christophe TERTRAIS
ctfloralpina@orange.fr (06.79.86.77.95)
Visite payante : 3 € par personne
Show room

Gagnez votre week-end  » Paques en famille » dans la Vallée du Loir ».

La vallée du Loir est un pays à part, fait de discrétion et de charme, bordé de villages creusés dans la roche tendre de tuffeau… Un petit coin de paradis pour les rêveurs, un havre de paix pour les familles…

Participez au grand jeu gratuit et gagnez des week-ends en vallée du Loir : week-end de 3 jours/2 nuits en chambre familiale avec petits déjeuners et un panier de gourmandises pour un pique nique en famille au bord du Loir valable pour 2 adultes et 2 enfants.

Participation du 25 mars au 24 avril 2009 – Tirage au sort le lundi 27 avril 2009