Terroir – La gastronomie

La Poule noire « La Flèche »
La poule noire « La Flèche » doit sa réputation à la finesse de sa chair. Cette volaille vient d’une très ancienne race avicole française dont on relève les traces dès le XVe siècle. Originaire des cantons de La Flèche et de Malicorne, elle a peuplé durant des siècles les fermes sarthoises, contribuant ainsi à la prospérité des cultivateurs et éleveurs du Maine et de l’Anjou.
La chair de ce gallinacé est à ce point délicieuse qu’elle fit autrefois la renommée de La Flèche.
Dotée d’un plumage noir et d’une double crête en forme de corne, cette volaille est une race bien à part. Par ailleurs, on sait qu’en 1831, il se vendait sur le marché de La Flèche le mercredi, automne et hiver, une quantité prodigieuse de poulardes, dont les marchands du Mans achetaient la plus grande partie afin de les envoyer à Paris sous le nom de « poularde du Mans » !
Après avoir quasiment disparu, l’élevage de cette volaille a repris ; on la retrouve dans les fermes traditionnelles, sur les marchés et sur les bonnes tables familiales.
Tourisme en Pays Flèchois –
Les douceurs sucrées
Quant aux douceurs plus sucrées, vous succomberez certainement à la tentation en goûtant quelques macarons aromatisés au citron, au café, ou encore à la rose ou la violette ; un chocolat dénommé le Prytanéen, en référence au Prytanée National Militaire, (petit chocolat savoureux augoût de praliné avec de la nougatine finement concassée) ou encore les Fiches (confiserie en forme de pieux au chocolat noir, chocolat orange et nougatine finement concassée) raviront tout autant vos papilles !

Le Jasnières
Produit sur les coteaux du Loir et de l’Anjou, le vin de Jasnières, aux notes miellées, est celui qui sied le mieux à la dégustation des rillettes de porc. Vignoble d’environ soixante-dix hectares, à cheval sur les communes de Lhomme et de Ruillé-sur-Loir, il est considéré comme la perle blanche du Loir.
Les vignes sont plantées sur des coteaux caillouteux, riches en argile à silex et exposés plein sud. Un peu austère, le jeune Jasnières n’acquiert sa plénitude et sa belle couleur dorée, ses arômes de tilleul, de coing et de miel qu’avec le vieillissement.
D’ailleurs, Henri IV, grand amateur de chair avait tellement apprécié ce vin qu’il s’en fit livrer au château de Saint-Germain-en-Laye, sans doute pour accompagner la poule au pot dominicale.